Franck Rouayroux, Olkypay : « Faire évoluer les instruments SEPA hors zone euro nous intéresse au plus haut point »

2015-12-09

Franck Rouayroux, Olkypay : « Faire évoluer les instruments SEPA hors zone euro nous intéresse au plus haut point »

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A l’aube de la finalisation de la migration du TIP et du télérèglement prévue pour février 2016, Franck Rouayroux, PDG de l’établissement de paiement luxembourgeois Olkypay, s’exprime sur l’évolution de la société et du marché des paiements en 2016. Interview.

Pourriez-vous présenter la société Olkypay ?


Olkypay est un établissement de paiement créé en 2011 et agréé au Luxembourg et passeporté en France. Nous proposons des produits et services de paiement au Luxembourg et en France. Notre chiffre d’affaires 2015 s’élève à 12 millions d’euros et nous visons 18 millions d’euros en 2016. Olkypay emploie 45 personnes. Le cœur de métier de notre société consiste à mettre à la disposition des clients notre plate-forme afin de restructurer le système d’encaissement. Nos clients sont essentiellement des grands comptes ayant des besoins d’encaissement massifs.

Vous proposez une solution TIP-SEPA. Quelle est sa valeur ajoutée par rapport à la proposition du marché ?


La valeur ajoutée d’Olkypay repose sur l’amélioration significative des champs d’encaissement des créances qui s’explique par différentes techniques liées au paiement, notamment la représentation automatique des opérations et la capacité de fragmenter les encaissements. Olkypay travaille effectivement depuis deux ans sur un instrument de paiement remplaçant le TIP et le télérèglement. Le TIP-SEPA que nous proposons est régi par ses propres paramètres et est conforme à la DSP2. Nous envisageons de le faire évoluer vers une solution encore plus sécurisée.

C’est-à-dire ? Quelles évolutions seraient selon vous possibles compte tenu du nouveau cadre réglementaire ?


Le TIP-SEPA était au départ consacré au TIP mais nous envisageons que cette solution puisse, à terme, devenir une alternative à d’autres formes de paiement comme la carte et le chèque. D’autant que la force de cette solution réside sur le fait que l’initiative de l’opération soit réalisée par le bénéficiaire avec le consentement du payeur. Nous pourrons donc aller plus loin.

Avec quels grands créanciers travaillez-vous ?


Veolia est l’un de nos clients. Nous travaillons également avec des e-commerçants européens et de grands fournisseurs d’énergie.

L’un des sujets de réflexion au sein des institutions européennes est l’instant payment. Avez-vous des projets dans ce domaine ?


L’instant payment nous intéresse et nous regardons cela de près. Dès début 2016, nous travaillerons plus précisément sur ce sujet, toujours dans une logique paneuropéenne.

Comment envisagez-vous les prochaines étapes du SEPA notamment la migration des pays hors zone euro prévue pour l’automne 2016 ?


La capacité à faire évoluer les instruments SEPA hors zone euro nous intéresse au plus haut point. Ainsi, cela nous permettra de nous positionner sur les opérations SEPA multidevises. Nous sommes d’ailleurs déjà sollicités par des clients basés hors de la zone euro.